Le tourisme face au défi du changement climatique: victime ou coupable ?

Le tourisme face au défi du changement climatique: victime ou coupable ?

De l’impact direct sur les sports d’hiver aux émissions de gaz à effet de serre générées par le secteur, le tourisme se trouve au cœur du débat climatique. Alors que de plus en plus athlètes de renommées mondiale prennent position, la nouvelle Loi Climat pourrait offrir des solutions pour un avenir plus vert et durable au secteur touristique et au sports d’hiver.

Le tourisme comme victime du dérèglement climatique

De nombreux travaux scientifiques ont souligné les conséquences importantes des changements climatiques pour l’activité touristique en montagne. C’est aussi le cas dans les Alpes où la hausse moyenne de la température est deux fois supérieure à celle constatée au niveau mondial. Les stations alpines, qui se sont développées en particulier autour de la pratique de l’alpinisme, puis du ski, voient ces deux activités passablement impactées depuis trois décennies par le recul des glaciers, la fonte du permafrost et la raréfaction de la neige naturelle.

Le tourisme comme responsable du dérèglement climatique

Le tourisme n’est pas seulement victime du changement climatique, il porte également sa part de responsabilité par les émissions de GES qu’il produit. Au niveau mondial la part du secteur touristique aux émissions de GES mondiales est estimée à 8%. La plus grande partie du bilan carbone du tourisme provient du choix du mode de transport pour se déplacer entre le lieu de résidence et le lieu de vacances, l’avion et la voiture étant les moyens les plus souvent utilisés. En Suisse une étude de 2010 a montré que 80% du bilan carbone du tourisme suisse provient du secteur aérien et que le secteur touristique est quatre fois plus intensif en GES que la moyenne de l’économie suisse.

Les athlètes conscients de leur responsabilité

Cette responsabilité du secteur touristique dans les émissions de GES, les skieuses et skieurs du cirque blanc la reconnaissent. A l’initiative de Protect Our Winters (POW), 142 skieurs de différentes disciplines (ski alpin, freestyle, freeride), dont les stars Mikaela Shiffrin et Aleksander Aamodt Kilde, ont signé une lettre adressée à la Fédération internationale de ski (FIS) afin d’alerter sur la raréfaction de la neige et l’impossibilité de produire de la neige artificielle sur certains sites de compétitions habituels. L’association POW et les athlètes demandent à la FIS d’aménager son calendrier, afin de diminuer l’empreinte carbone en limitant les déplacements intercontinentaux, et de retarder le début des compétitions afin d’éviter les annulations d’épreuves pour cause de manque de neige.

Loi Climat : un objectif de neutralité carbone et des mesures concrètes

La Loi fédérale sur les objectifs en matière de protection du climat, sur l’innovation et sur le renforcement de la sécurité énergétique a été adoptée par le Parlement en septembre 2022. Appelée plus simplement la Loi climat, elle constitue le contre-projet indirect à l’Initiative pour les glaciers. Pour la première fois, l’objectif du net zéro pour 2050 est ancré dans une loi et des objectifs intermédiaires sont fixés. La loi a aussi comme but l’adaptation et la protection face aux effets des changements climatiques. Elle ne contient pas seulement des objectifs mais aussi des mesures concrètes, en particulier:

Un programme d’innovation pour les entreprises: toutes les entreprises doivent atteindre l’objectif « zéro émission nette » d’ici 2050 au plus tard. Les entreprises et les secteurs qui souhaitent se doter de feuilles de route « zéro net » bénéficient d’un soutien de la part de la Confédération. Elles bénéficient d’un soutien financier d’un montant de 1,2 milliard de francs sur 6 ans pour les technologies et processus innovants qui facilitent la mise en œuvre de ces feuilles de route.

Un programme de remplacement des chauffages: la Confédération prévoit 2 milliards de francs sur 10 ans pour inciter au remplacement des chauffages fossiles et des chauffages à résistance électrique par des systèmes utilisant des énergies renouvelables et favoriser des mesures d’efficacité énergétique.

Une Loi qui profite au tourisme de montagne à plusieurs titres

Une acceptation de la Loi Climat aurait plusieurs répercussions positives sur le tourisme:

  • La réduction des émissions de GES diminuera les effets négatifs du dérèglement climatique pour le tourisme;
  • La Confédération et les cantons devront prendre des mesures concernant l’adaptation aux effets des changements climatiques, une thématique qui concerne particulièrement les régions touristiques;
  • Le programme de remplacement des chauffages sera très utile aux zones touristiques de montagne où les besoins de chauffage sont plus importants qu’en plaine et où ce sont essentiellement des chauffages à mazout et des chauffages à résistance électrique qui ont été installés;
  • Le programme d’innovation permettra aux entreprises touristiques ainsi qu’à la branche touristique de définir une feuille de route vers leur décarbonation;
  • Enfin la loi prévoit qu’un soutien supplémentaire doit être prévu pour les régions de montagne et les régions périphériques où les conditions de base, par exemple en termes de chauffage ou de mobilité, peuvent rendre plus difficile l’atteinte de l’objectif de zéro net.
Economie: un changement de paradigme s’impose!

Economie: un changement de paradigme s’impose!


Début mai, le Conseil national s’est prononcé en faveur de l’économie circulaire en adoptant la Loi sur la protection de l’environnement (LPE) révisée. Cette révision contient plusieurs dispositions visant à encourager le développement de l’économie circulaire en Suisse et fait suite à des revendications des Vert·e·s depuis de nombreuses années.

Les Vert·e·s sont évidemment satisfait·e·s de cette étape qui concrétise plusieurs demandes de l’initiative populaire Economie Verte déposée en 2012 et refusée par le peuple en 2016, ainsi que d’une série d’autres initiatives parlementaires, dont celle que j’ai déposée en 2019: « Développer l’économie circulaire en Suisse. Inscrire l’utilisation efficace des ressources dans la loi sur la protection de l’environnement ».

La révision répond à des préoccupations essentielles, telles que la lutte contre les déchets sauvages ou plastiques et le droit à la réparation.

Mais au fait c’est quoi exactement l’économie circulaire ?

Dans notre modèle économique actuel, dit linéaire, nous puisons des matières premières pour les convertir en produits. Une fois vendus et consommés, ces produits finissent à la poubelle. Cette approche entraîne une diminution des ressources, un accroissement de la pollution et des déchets, sans oublier l’impact environnemental qu’elle engendre. L’économie circulaire se présente comme une alternative à ce modèle. Elle vise à réintroduire les matériaux et produits dans la chaîne de production, minimisant ainsi la nécessité de nouvelles matières premières. Les produits maintiennent leur valeur plus longtemps et produisent moins de déchets.

Nouvelles opportunités pour les entreprises

Le concept de l’économie circulaire englobe le cycle de vie complet des matières et des produits : extraction, conception, production, distribution, utilisation prolongée et, enfin, recyclage. Grâce à des stratégies comme le partage, la réutilisation, la réparation et le reconditionnement des produits, leur durée de vie et d’utilisation est prolongée. Pour les secteurs de l’économie suisse centrés sur l’innovation et la qualité, ce modèle offre de nouvelles opportunités comme des services de réparation ou de location, substituant la vente traditionnelle. Dans la plupart des cas, cette approche sert non seulement l’environnement, mais également le budget des consommateurs et la création d’emplois locaux.

Bien sûr ce sont les entreprises en premier lieu qui sont amenées à s’adapter et mettre en place des processus de production circulaires. Mais le cadre réglementaire peut donner les bonnes impulsions et encourager les entreprises les plus innovantes et pionnières. A ce titre, le projet adopté par le Conseil national donne au Conseil fédéral différentes possibilités de promouvoir l’économie circulaire. Parmi celles-ci on peut notamment mentionner :

 

    • L’interdiction de la mise dans le commerce de produits destinés à un usage unique et de courte durée
    • La fixation d’exigences concernant la durée de vie, la disponibilité des pièces détachées et la réparabilité des produits
    • L’introduction d’un indice de réparabilité
    • La fixation d’exigences concernant l’utilisation de matériaux de construction préservant l’environnement ou la réutilisation d’éléments de construction dans les ouvrages

Lutte contre le littering

De plus le Conseil national a décidé que la taxe d’élimination anticipée s’appliquerait désormais aussi aux entreprises étrangères de vente par correspondance (vente en ligne). Il a également introduit une amende max. de 300 CHF pour les personnes qui abandonnent des déchets dans la rue ou dans la nature (lutte contre le littering).

Cette révision constitue un premier pas important pour passer d’une économie linéaire à une économie circulaire. Espérons que le Conseil d’Etat, qui se penchera prochainement sur le projet adopté, suivra la ligne tracée par le Conseil national.

100km de courses d’ici aux élections

100km de courses d’ici aux élections

En guise de fil rouge de ma campagne, je me lance dans un défi d’endurance. Avec des baskets, mais pas que. Une course où je vise la qualification. Mon objectif? Être réélu pour un 2ème mandat de conseiller national à Berne, le 22 octobre prochain.


J’ai décidé de me fixer un objectif de 100km de courses ou de trail dans tout le canton du Valais. Ce n’est pas une course en solitaire! Chaque soutien compte : que ce soit au bord du chemin pour encourager ou dans les urnes, chaque voix pèse dans la balance pour franchir la ligne d’arrivée. Je compte sur vous!

Comme dans toute course de fond, je sais que la clé réside dans un équilibre délicat entre générosité dans l’effort et économie des ressources. Ma route vers Berne n’est pas sans rappeler le parcours exigeant d’un marathon ou d’un trail longue distance, où chaque étape exige une détermination sans faille et une stratégie bien pensée. Ce sont les efforts soutenus, la persévérance et l’adaptabilité qui mènent au succès.

J’ai lancé cette course samedi 19 mai dans le Bas-Valais lors de la Monthey d’Illiez. C’est ma manière de m’engager pour un futur durable et équitable, tout en alliant plaisir et performance ainsi que rencontre avec la population.

Le programme:
19 mai: Monthey-D’Illiez 9 km
27 mai: Trail du Bouzerou à Grône 32 km
12 août: Sierre-Zinal 31 km
24 août: Zermatt Ultraks 32 km